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L’OIE célèbre la 1ère Journée Mondiale de la vie sauvage

3 mars 2014 90 ans d'expertise

C’était le 3 mars 2014 : pour la première fois, un jour de l’année est dédié à sensibiliser l’opinion publique sur l’importance de protéger la biodiversité et de poursuivre la lutte permanente contre le commerce frauduleux d’animaux sauvages.

L’OIE a apporté son soutien à l’organisation de la première édition de la Journée mondiale de la vie sauvage. Celle-ci a été créée suite à une Résolution prise par l’Organisation des Nations Unies en 2013, dans le cadre de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

Cette journée offre une occasion idéale de célébrer les formes innombrables, belles et diverses, que revêtent la faune et la flore sauvages et de sensibiliser à la multitude d’avantages que la conservation de la nature procure aux êtres humains.
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Dans le cadre de son mandat visant à protéger la santé et le bien-être animal, l’une des préoccupations de l’OIE est de contribuer à la protection de la faune sauvage et de la biodiversité.

L’une des préoccupations de l’OIE est de contribuer à la protection de la faune sauvage et de la biodiversité.
© A.Thiermann

Des interactions toujours plus nombreuses favorisant la circulation des agents pathogènes

Les activités humaines, les modifications de l’environnement, les nouvelles habitudes sociales, l’acquisition d’espèces exotiques jouant le rôle d’animaux de compagnie font naître de nouvelles dynamiques pour les maladies infectieuses. Dotés d’importantes capacités d’adaptation, les agents pathogènes circulent dans le monde, d’une espèce à l’autre, et évoluent progressivement. Ils menacent en permanence l’Homme et les animaux domestiques, ainsi que la faune sauvage. Les interactions entre ces différents univers vont en s’intensifiant. 

©A.Thiermann/ F.Diaz

Afin d’analyser les interactions entre santé animale, santé publique et environnement, et d’aborder la protection de la biodiversité dans le monde, l’OIE a organisé une Conférence mondiale sur la faune sauvage en 2011, intitulée Santé des animaux et biodiversité - Préparer l’avenir. Cette manifestation a été organisée avec le soutien de la Société pour la conservation de la faune sauvage (WCS), en collaboration avec la FAO et l’OMS.
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Recommandations adoptées (plus de 100 Pays Membres)

Des animaux des hommes et des maladies

70% des pathogènes d’origine animale proviennent de la faune sauvage.
© OIE

Les animaux sauvages sont à la fois la cible et le réservoir d'agents pathogènes pour les animaux domestiques comme pour l'homme : ils peuvent transmettre des maladies mais peuvent également en être victimes. Il est indispensable de mieux connaître les maladies présentes chez les animaux sauvages ainsi que leurs mécanismes de transmission vers et depuis les animaux domestiques et l'homme, afin de concevoir des mesures de lutte appropriées.
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Missions de gestion sanitaire liées à la faune sauvage

  • maintenir la diversité biologique,
  • empêcher la disparition des espèces menacées,
  • mieux connaître la situation sanitaire de toutes les populations animales,
  • protéger les populations humaines et d'animaux domestiques contre l'introduction de maladies.

Le suivi, la prévention et la lutte contre les maladies animales de la faune sauvage représentent des composantes cruciales de la sauvegarde de la biodiversité ainsi que de la santé publique et animale dans le monde.

Surveiller la faune sauvage pour mieux la comprendre et la protéger

L’OIE développe des stratégies sur la gestion de la faune sauvage et de la biodiversité depuis les années 80.
© A. Thiermann

La surveillance des maladies des animaux sauvages est une priorité aussi importante que la surveillance et le contrôle des maladies affectant les animaux domestiques. De plus, les animaux sauvages servent souvent de sentinelles pour les maladies des animaux domestiques, et jouent un rôle important dans le contrôle de ces dernières.

La faune sauvage recouvre une large diversité d’espèces, vivant le plus souvent en liberté. Le suivi sanitaire des populations représente donc divers défis à relever. L’OIE travaille sur la surveillance et la protection de la faune sauvage et de la biodiversité depuis les années 80.

Mieux connaître les maladies de la faune sauvage à l’échelle mondiale

Un Groupe de travail permanent, composé d’experts reconnus mondialement, travaille sur les maladies de la faune sauvage depuis 1994. Ce dernier informe et conseille l'OIE sur tous les problèmes sanitaires liés aux animaux sauvages, qu'ils vivent en liberté ou en captivité, et notamment sur les maladies qui peuvent avoir un impact significatif sur ces populations, sur les animaux domestiques, et sur la santé publique. Il a préparé des recommandations et supervisé de nombreuses publications scientifiques sur le sujet. 
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Ce groupe travaille, en outre à l’intégration des espèces sauvages d’importance dans les normes relatives à la détection, la prévention et le contrôle des maladies figurant dans le Code Terrestre.

Mieux surveiller les maladies de la faune sauvage à l’échelle locale

Le rôle des Services Vétérinaires nationaux est crucial dans la gestion des problématiques liées à la faune sauvage. Néanmoins, l’application de leurs compétences techniques suppose l'existence d'une volonté politique et l'affectation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des différents programmes de surveillance et à la recherche scientifique. L’OIE apporte son soutien aux Pays Membres qui en ont besoin pour le renforcement de leurs Services Vétérinaires, notamment sur des problématiques liées à la faune sauvage et à la biodiversité.

Mieux maîtriser et communiquer sur la situation sanitaire de la faune sauvage, à l’échelle nationale, régionale et mondiale

Depuis 2008, des Points Focaux nationaux pour la faune sauvage, sont nommés et formés pour chacun des 178 Pays Membres de l’OIE. Ils sont chargés, entre autres, de recenser les cas de maladies des animaux sauvages dans leur pays.

Le travail de tous ces acteurs vise à mieux connaître la situation sanitaire de la faune sauvage dans le monde. Il est inclus dans le cadre d’une des missions historiques de l’OIE : garantir la transparence de la situation des maladies animales, y compris de la faune sauvage, dans le monde.

Le système mondial d’information sanitaire de l’OIE intègre les données relatives à la faune sauvage

©F. Diaz

En devenant membres de l’OIE, les pays s’engagent à déclarer la situation sanitaire de leur territoire en matière de santé animale.

Notamment, une liste de 116 maladies animales terrestres et aquatiques atteignant les animaux domestiques et sauvages, y compris celles transmissibles à l’homme, est soumise à déclaration obligatoire. WAHIS, le Système Mondial d'Information Sanitaire de l’OIE, permet l’agglomération de ces données et leur diffusion publique, par son interface web.

Cependant, certaines maladies sont spécifiques à la faune sauvage et ne figurent pas sur la liste sus-citée. Afin de mieux protéger la faune sauvage, certaines d’entre elles ont été sélectionnées par le groupe d’experts internationaux de l’OIE, afin de les surveiller, tant en raison de leur importance pour les animaux sauvages que de leur potentiel impact sur la santé de l’homme et des animaux. Les Pays Membres de l’OIE déclarent, sur une base volontaire, leur situation en regard de ces maladies sur l’application WAHIS-Wild, mise en place en janvier 2014.

Des animaux, des hommes et des maladies : l’exemple des sangliers

Les sangliers peuvent servir de réservoir pour un certain nombre de maladies, dont la fièvre aphteuse, la pseudo-rage, la peste porcine classique, la peste porcine africaine et la brucellose. Ces affections peuvent avoir un impact très important sur le secteur des porcs domestiques et provoquer de lourdes pertes de production dues à une forte mortalité et à des abattages destinés à lutter contre les maladies. De plus, l’apparition de foyers aboutit généralement à la mise en place d’embargos entre partenaires commerciaux.

Des accords et échanges d’informations entre les Services Vétérinaires nationaux et les gestionnaires d’espaces protégés, ainsi que les associations de chasseurs et pêcheurs se révèlent très utiles pour la surveillance et la détection précoce des maladies de la faune sauvage. 

Vidéo Maladies du Grand Gibier

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