90 ans de normes, de transparence, d'expertise et de solidarité

Accès à www.oie.int

L'OIE livre à l'Afrique 18 millions de doses de vaccin contre le virus H5N1

19 février 2007 90 ans de solidarité

Protéger les volailles contre le virus H5N1, en fournissant des vaccins pour leurs populations de volailles à risque.
© A.Davey on flickR, original name : Poultry

C’était en février 2007 : pour aider les pays à protéger leurs volailles et à prévenir la transmission humaine, l’OIE approvisionne pendant trois mois l’Afrique à l’aide de sa banque régionale de vaccins contre l'influenza aviaire. 

Cette opération est le résultat d'un partenariat entre l'OIE et le Bureau interafricain des ressources animales de l'Union africaine (UA/BIRA) et a bénéficié du soutien de l’Union Européenne. Elle a permis d’aider rapidement plusieurs pays à protéger les volailles contre le virus H5N1, en fournissant des vaccins pour leurs populations de volailles à risque, mais aussi en aidant les pays non infectés de disposer d'un stock stratégique de vaccins pour pouvoir se protéger. 

18 millions de doses de vaccin contre l’influenza aviaire ont été livrées par l’OIE entre décembre 2006 et février 2007 :

  • en Egypte : 14 millions de doses
  • au Mali : 1 million de doses
  • en Mauritanie : 2 millions de doses
  • au Sénégal : 1 million de doses

Souvenez-vous

En 2007, outre cette banque régionale, l'OIE a également mis en place une banque mondiale de vaccins contre cette maladie, financée par le Canada (Agence canadienne de développement international).

Le Programme de coopération régionale sur les maladies animales émergentes ou ré-émergentes hautement pathogènes (HPED), financé par l'Union européenne, a permis d'élargir cette banque de vaccins à l’Asie et d’incorporer des vaccins destinés à d’autres maladies (fièvre aphteuse, rage). 

Vacciner les volailles contre la grippe aviaire pour limiter les pertes économiques

Dès 2004, l’OIE, l’OMS et la FAO ont travaillé sur une stratégie commune préconisant la vaccination ciblée des volailles risquant d'être infectées par le virus de l’IAHP.
© European Commission  DG ECHO on flickR, original name : Darfurians refugees in Eastern Chad

Ce programme de solidarité visant à vacciner les volailles à risque faisait partie d’une stratégie mondiale plus large pour contenir la propagation de l’épizootie. Dans ce but, dès 2004, l’OIE, l’OMS et la FAO ont travaillé sur une stratégie commune préconisant la vaccination ciblée des volailles risquant d'être infectées par le virus de l'influenza aviaire hautement pathogène, afin de contenir la propagation de l’épizootie dans les pays touchés non en mesure de pratiquer l’abattage sanitaire dans les foyers.
En savoir plus
Consultation d'experts FAO/OIE/OMS sur la grippe aviaire (en anglais)

Par la suite, en avril 2005, OIE et FAO lancent un réseau mondial d’expertise commun sur l'influenza aviaire (OFFLU). Il est étendu en 2009 à toutes les grippes animales. Son objectif est de soutenir par des données scientifiques actualisées en permanence les Services Vétérinaires dans leurs efforts de réduction des risques associés aux virus responsables des grippes animales, pour la santé animale et la santé publique.
En savoir plus

L’Influenza aviaire : une maladie virale hautement contagieuse

L’influenza aviaire est une maladie animale qui peut infecter plusieurs espèces d’oiseaux, ainsi que les oiseaux d’ornement et les oiseaux sauvages.
© Erik Cleves Kristensen on flickR, original name : Chickens at poultry farm

L’influenza aviaire, provoquée par le virus de l’influenza de Type «A» est une maladie animale qui peut infecter plusieurs espèces d’oiseaux d’élevage (poulets, dindes, cailles, pintades, etc.), ainsi que les oiseaux d’ornement et les oiseaux sauvages. Ce virus a également été isolé chez plusieurs espèces de mammifères, dont l’homme.

Il existe plusieurs souches de virus de l’Influenza aviaire, généralement classées en deux catégories en fonction de leur aptitude à provoquer la maladie (pouvoir pathogène) : les souches faiblement pathogènes (IAFP) provoquant généralement peu ou pas de manifestations cliniques chez les oiseaux et les souches hautement pathogènes (IAHP) entraînant de graves manifestations cliniques et souvent une forte mortalité. 

H5N1, une souche sous haute surveillance

Ces dix dernières années, d’importants foyers d’influenza aviaire hautement pathogène H5N1 sont apparus chez les oiseaux domestiques et les oiseaux sauvages. En effet, les premiers foyers sont apparus fin 2003 en Asie du Sud-Est, et se sont ensuite étendus à l’Afrique, à l’Europe et au Moyen-Orient.

Cette souche est très surveillée en raison de son degré de virulence non seulement chez les volailles mais également chez les oiseaux sauvages, ainsi que sa capacité à s’étendre aux mammifères. Elle a notamment provoqué des cas humains, alors que généralement, les virus de l’Influenza aviaire se cantonnent plutôt à l’animal.

L’Influenza aviaire est une maladie répertoriée dans la liste du Code Terrestre de l’OIE : les souches H5 et H7 doivent être obligatoirement déclarés à l’OIE par les Pays Membres, lorsqu’elles sont présentes sur leur territoire.

En savoir plus sur la maladie :

L’Influenza aviaire est une maladie répertoriée dans la liste du Code Terrestre de l’OIE : les souches H5 et H7 doivent être obligatoirement déclarés à l’OIE par les Pays Membres, lorsqu’elles sont présentes sur leur territoire.

Code terrestre (chapitre 10.4)

Manuel terrestre (chapitre 2.3.4)

Suivez la situation mondiale sur l’influenza H5 et H7

dates clés

cal

janvier

février

mars

avril

mai

juin

juillet

août

septembre

octobre

novembre

décembre

nos sites institutionnels

Site du siège de l'OIE

Sites des Représentations régionales de l'OIE

Suivez-nous sur...

Contacts

Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)

12, rue de Prony 75017 Paris, France
INFORMATION : oie@oie.int
PRESSE : media@oie.int
SITE INTERNET : www.oie.int
TÉL : 33 (0) 1 44 15 18 88

L'OIE en images