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Nouvelles normes et lignes directrices internationales de l’OIE en matière de maladies animales

30 mai 2014

Panorama des Résolutions adoptées par l’Assemblée mondiale des Délégués lors de la 82ème Session Générale de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE)
25-30 mai 2014

Plus de 850 participants représentant les Pays Membres de l’OIE ainsi que de nombreuses organisations internationales, intergouvernementales, régionales et nationales ont participé à la 82ème Session Générale de l’OIE qui a marqué la célébration du 90ème anniversaire de l’Organisation.
En cette année spéciale, l’Assemblée mondiale a eu l’honneur d’accueillir les Directeurs Généraux de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

« La présence des Directeurs Généraux des trois principales organisations intergouvernementales dans le domaine de la santé animale et de la santé publique souligne la nécessité sans cesse croissante d’une collaboration intersectorielle permettant d’affronter les nouveaux défis liés au contrôle des maladies à l’interface entre l’animal, l’homme et l’écosystème au niveau mondial », a déclaré la Docteure Karin Schwabenbauer, Présidente de l’OIE.

Son Altesse Royale la Princesse Haya, ambassadrice de bonne volonté de l’OIE ainsi qu’une trentaine de Ministres des Pays Membres de l’OIE ont également honoré l’Assemblée de leur présence.

L’Assemblée mondiale a adopté 40 résolutions sur la base d’un vote démocratique, à savoir une voix par pays.

L’Assemblée mondiale des Délégués a approuvé les demandes d’adhésion de deux nouveaux pays: le Libéria et le Sud Soudan, portant ainsi à 180 le nombre de Pays Membres de l’OIE.
Les Délégués de l’OIE ont procédé à l’élection du nouveau Vice-président du Conseil, le Dr Botlhe Michael Modisane, Délégué de l’Afrique du Sud.

Au cours de cette semaine, l’Assemblée a examiné la situation mondiale en matière de santé animale en portant une attention particulière aux tout derniers épisodes sanitaires d’importance : la diarrhée épidémique porcine dans certains pays d’Amérique et d’Asie, le syndrome respiratoire à coronavirus au Moyen-Orient (MERS-CoV), l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou « maladie de la vache folle » au Brésil, l’influenza H7N9 et H5N8 en Asie, la rage au Taipei chinois ainsi que la peste porcine africaine en Europe de l’Est. Cette dernière a constitué l’un des thèmes techniques traités lors de la Session Générale.
Les Pays Membres de l’OIE ont eu un échange de vues concernant la situation au regard de la diarrhée épidémique porcine. Le Directeur Général de l’OIE a décidé de créer un groupe ad hoc sur cette question. Les experts internationaux qui ont été désignés vont se réunir pour élaborer une note technique et faire une analyse de risques relative aux échanges internationaux de porcs et de produits à base de porc.

Nouvelles normes et lignes directrices internationales: déplacements internationaux des chevaux de compétition, bien-être animal, antibiorésistance

Comme chaque année, les Délégués de l’OIE ont adopté et révisé de nombreuses normes et lignes directrices de l’OIE portant sur la prévention et le contrôle des maladies des animaux terrestres et aquatiques ainsi que sur les méthodes de diagnostic et la qualité des vaccins.

Les Délégués de l’OIE ont poursuivi leurs travaux dans le domaine de l’antibiorésistance en adoptant la révision de trois chapitres du Code terrestre de l’OIE sur l’antibiorésistance, notamment le chapitre (6.10.) sur l’appréciation des risques d’antibiorésistance secondaires à l’usage des agents antimicrobiens chez les animaux.

L’OIE apporte également une attention constante à améliorer le bien-être animal. La norme approuvée en 2013 sur le bien-être animal dans les systèmes de production de poulets de chair a été révisée (Chapitre 7.10.), notamment en ce qui concerne les variations du taux de conversion alimentaire, indicateurs de problèmes liés au bien-être animal (article 7.10.3.). Des travaux sont en cours sur les normes s’appliquant aux bovins laitiers et aux animaux de travail.

Pour la première fois, l’Assemblée mondiale de l’OIE a adopté une norme proposant un concept pour les déplacements internationaux des chevaux de compétition.
Cette nouvelle norme établit la base du concept d’une sous-population de chevaux présentant « un niveau supérieur de santé » afin de faciliter et d’harmoniser leurs déplacements internationaux. Des lignes directrices détaillées en matière de biosécurité seront proposées aux Pays Membres dans les années à venir. Ceci représente l’aboutissement d’une collaboration instaurée avec la Fédération Équestre Internationale (FEI) et la Fédération internationale des autorités hippiques (IFHA), illustrant ainsi la tendance suivie par l’OIE de développer des partenariats publics-privés.

Les trois chapitres portant sur Brucella spp ont été rassemblés en un seul chapitre combinant les trois agents pathogènes B. abortus, B. melitensis et B. suis de façon à harmoniser les mesures de contrôle s’y rattachant.

Le chapitre sur l’infection par le virus de la peste équine (Chapitre 12.1.) a été révisé en ce qui concerne sa compatibilité avec les demandes de reconnaissance officielle de statut sanitaire.

Au total, l’Assemblée mondiale a adopté la révision de 25 chapitres et l’ajout de deux nouveaux chapitres dans le Code terrestre de l’OIE.

En matière de maladies des animaux aquatiques, l’Assemblée mondiale a adopté, entre autres:

  • Un nouveau chapitre sur l’infection par l'alphavirus des salmonidés,
  • Un nouveau chapitre donnant des indications sur les critères permettant de déterminer la sensibilité des animaux aquatiques à des agents pathogènes spécifiques, compte tenu du fait qu’environ 500 espèces animales aquatiques différentes sont élevées dans le monde et que plusieurs nouvelles espèces sont introduites chaque année en aquaculture.

Les Délégués ont été informés que des documents informatifs spécifiques aux maladies portant sur la « Surveillance de la septicémie hémorragique virale » et la  « Surveillance de l’infection à Bonamia ostreae  » ont été mis en ligne sur le site internet de l’OIE.

Phase de post-éradication de la peste bovine

L’Assemblée mondiale a adopté un cadre légal, élaboré et proposé conjointement par la FAO et l’OIE, pour l’habilitation d’établissements conservant le virus de la peste bovine. Suite à l’éradication mondiale de la peste bovine en 2011, les Pays Membres de l’OIE se sont engagés à détruire ou à stocker en toute sécurité dans un petit nombre de structures ayant été préalablement habilitées par l’OIE et la FAO, tous les stocks restants de virus de la peste bovine et de vaccins contre cette maladie.
Dès novembre 2013, les Pays Membres ont commencé à notifier à l’OIE les stocks de virus de la peste bovine et de vaccins contre cette maladie détenus dans leur pays. À ce jour, c’est une réussite : 164 des 178 Pays Membres (92%) ont rempli leurs engagements et ont fait cette notification à l’OIE. C’est la première fois que des données officielles sur les stocks de virus de la peste bovine et de vaccins contre cette maladie ont été recueillies à l’échelle mondiale.
« Afin que l’OIE puisse suivre les progrès réalisés en matière de destruction et de séquestration du virus de la peste bovine, il est crucial de poursuivre cet élan et que tous les pays continuent de notifier chaque année », a rappelé le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE.
Ce mandat va constituer la base de la future habilitation des établissements pouvant conserver le virus de la peste bovine et les vaccins contre cette maladie. Cinq instituts dans quatre pays ont déjà présenté leurs demandes et pourraient être proposés à l’accréditation en mai 2015.

Reconnaissance officielle du statut sanitaire: pour la première fois, les Membres de l’OIE peuvent demander la reconnaissance du statut « indemne de peste des petits ruminants (PPR)»

Le statut des Pays Membres au regard des maladies prioritaires a été examiné pour une reconnaissance officielle. Les Membres de l’OIE peuvent demander de figurer dans la liste des pays ayant un statut sanitaire reconnu au regard des maladies suivantes : encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), fièvre aphteuse (FA), péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), peste équine et peste des petits ruminants (PPR). Au total, 88 demandes nationales ont été présentées pour adoption à l’Assemblée mondiale.
L’année dernière, l’Assemblée mondiale a également ajouté la peste porcine classique (PPC) à la liste : à partir de juin 2014, les Pays Membres auront la possibilité de demander la reconnaissance de leur statut.
Les Membres peuvent aussi demander, s’ils le souhaitent, la validation officielle par l’OIE de leur programme de contrôle national de la fièvre aphteuse, de la peste des petits ruminants (PPR) et de la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB).

Lors de la présente Assemblée mondiale:

  • 11 pays ont été reconnus comme ayant un statut de risque négligeable d’ESB. Le statut officiel de tous les autres pays déjà reconnus officiellement n’a pas été modifié.
  • La République de Corée a été reconnue indemne de fièvre aphteuse (FA) avec vaccination. De nouvelles zones ont été reconnues officiellement indemnes de cette maladie en Argentine (sans vaccination), au Brésil et en Bolivie (avec vaccination). L’OIE a validé le programme de contrôle national de fièvre aphteuse soumis par l’Equateur.
  • 14 pays ont été reconnus indemnes de peste équine.
  • L’Argentine, le Canada et Singapour ont été officiellement reconnus « indemnes de péripneumonie contagieuse bovine (PPCB) ».
  • Pour la première fois, cette année, l’Assemblée mondiale des Délégués a officiellement reconnu 48 pays « indemnes de la peste des petits ruminants (PPR) ».

Vers un monde « indemne de la peste des petits ruminants (PPR) »

L’Assemblée mondiale a adopté une résolution portant sur le contrôle et la stratégie d’éradication de la PPR au niveau mondial, qui est considérée comme Bien Public International.

La diffusion de la PPR a progressé au cours des dix dernières années et elle est désormais présente dans une grande partie de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie. La PPR étant une maladie majeure aux effets dévastateurs pour les petits ruminants, elle a été retenue comme l’une des maladies hautement prioritaires que l’OIE doit affronter.
La stratégie mondiale de contrôle de la PPR, élaborée dans le cadre du Programme GF-TADs (Plan-cadre mondial pour la lutte progressive contre les maladies animales transfrontalières), initiative conjointe FAO/OIE, va contribuer à lutter contre la pauvreté et à poursuivre le développement des échanges commerciaux au niveau mondial et régional d’animaux et de produits d’origine animale.

Cette stratégie s’appliquant à la PPR va également comprendre des mécanismes de protection des pays indemnes de la maladie.

Dans ce cadre est prévue une Conférence interrégionale sur la « stratégie mondiale relative à la peste des petits ruminants (PPR) ».

La réussite de la stratégie qui a abouti à l’éradication de la peste bovine en 2011, s’appuyant sur des efforts continus au long terme et comportant une coordination aux niveaux mondial et régional, va servir de modèle aux programmes d’éradication de la PPR.

Réseau scientifique et renforcement des capacités de l’OIE : amélioration de la répartition et développement du réseau d’expertise de l’OIE

Le réseau d’expertise de l’OIE ne cesse de s’étendre. Cette année, neuf nouveaux Laboratoires de Référence et six nouveaux Centres Collaborateurs ont été accrédités par les Délégués, portant le nombre de Centres officiels d’excellence scientifique au sein du réseau mondial de l’OIE à 296, dans 44 pays, sur les cinq continents.

Conformément à l’engagement pris par l’OIE de favoriser le renforcement des capacités de la communauté scientifique vétérinaire et de faire en sorte qu’elle respecte les normes de qualité adoptées par l’Assemblée mondiale, des projets de jumelage de laboratoires ont été instaurés depuis 2006. Cette initiative encourage l’échange de compétences et d’expérience entre des pays abritant des Laboratoires de Référence et des Centres Collaborateurs de l’OIE et des pays en développement. À ce jour, 19 projets de jumelage ont été menés à bien, 30 projets sont en cours et 3 laboratoires candidats ont déjà été désignés Centres de Référence de l’OIE. Suite à cette initiative, deux des laboratoires formés par le biais de ces programmes de jumelage ont été acceptés comme nouveaux Centres de Référence de l’OIE en mai 2014.
En parallèle, l’OIE a également apporté son soutien, depuis 2013, à des projets de jumelage entre des établissements d’enseignement vétérinaire ainsi qu’entre organismes statutaires vétérinaires. Environ 20 projets sont actuellement en cours ou sur le point de démarrer.

L’ensemble des résolutions de la 82ème Session Générale de l’OIE seront bientôt disponibles sur le site internet de l’OIE.

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